Les effets de l’hiver sur votre peau
Pour la plupart des personnes souffrant d’eczéma, l’hiver est la période la plus difficile. La combinaison de l’air froid à l’extérieur et de l’air sec à l’intérieur, dû au chauffage, déshydrate littéralement la peau. Celle-ci devient plus sèche, plus tendue et plus sujette aux fissures de la barrière cutanée.
Mais ce n’est pas tout. Des études scientifiques montrent que la diversité du microbiome cutané diminue en hiver. Il y a moins de bonnes bactéries présentes pour protéger la peau. Cela rend non seulement la peau plus sèche, mais aussi plus vulnérable aux bactéries nocives qui provoquent l’eczéma.
Par ailleurs, en hiver, nous passons davantage de temps à l’intérieur. Nous portons davantage de vêtements, de préférence chauds et synthétiques, ce qui empêche la peau de mieux respirer. Nous prenons des douches plus fréquentes et plus chaudes, ce qui altère davantage la couche protectrice de la peau. Et nous nous exposons rarement au soleil, qui a pourtant un effet apaisant sur les inflammations cutanées.
Pourquoi l’été n’est pas toujours meilleur
Chez certaines personnes, l’eczéma s’améliore en été. Le soleil a un léger effet anti-inflammatoire, et la chaleur permet parfois à la barrière cutanée de se détendre. Mais pour d’autres, l’été s’accompagne de ses propres problèmes.
La transpiration est l’un des principaux facteurs déclencheurs de l’eczéma estival. La sueur contient des substances qui irritent la peau, surtout si celle-ci est déjà sujette aux inflammations. La chaleur accentue la dilatation des vaisseaux sanguins cutanés, ce qui intensifie les rougeurs et les démangeaisons. De plus, la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur – entre la climatisation et le soleil brûlant – met la barrière cutanée à rude épreuve d’une autre manière.
Le chlore des piscines constitue un autre défi estival. Il élimine les bactéries, y compris les bactéries bénéfiques présentes sur la peau. Après une journée de baignade, le microbiome d’un enfant atteint d’eczéma est nettement appauvri par rapport à ce qu’il était auparavant. Cela explique les poussées qui surviennent après les compétitions de natation et les journées de vacances passées à la piscine.
Et puis, il y a les allergènes. Le pollen au printemps et au début de l’été, les graminées plus tard dans la saison. Chez les personnes atteintes de dermatite atopique, le système immunitaire est déjà hyperactif. Les allergènes présents dans l’air constituent une charge supplémentaire, et c’est la peau qui en fait les frais.
Même cause, différents facteurs déclenchants
Ce que l’hiver et l’été ont en commun, c’est qu’ils exercent tous deux une pression sur le microbiome cutané. Mais ils le font de manière différente. En hiver, cela s’explique par la déshydratation et la diminution de la diversité des bonnes bactéries. En été, cela s’explique par la transpiration, la chaleur, le chlore et les allergènes.
Chez les personnes dont le microbiome est sain, la peau s’adapte relativement bien aux changements de saison. Chez les personnes atteintes de dermatite atopique, dont le microbiome est déjà chroniquement déséquilibré, la capacité d’adaptation est moindre. Toute contrainte supplémentaire peut déclencher une poussée.
C’est également pour cette raison qu’une approche visant à renforcer structurellement le microbiome est pertinente en toutes saisons. Non seulement en réponse à une poussée, mais aussi en tant que soin quotidien qui rend la peau plus résistante face aux aléas de la saison.
Comment préparer votre peau au changement de saison
En hiver, l’hydratation est plus importante que jamais, mais c’est le type d’hydratation qui fait la différence. Les produits qui renforcent la barrière cutanée et favorisent le microbiome agissent plus en profondeur que les crèmes hydratantes classiques. Appliquez votre soin immédiatement après la douche, sur une peau encore légèrement humide, afin que les principes actifs soient mieux absorbés.
Prenez une douche tiède, jamais chaude. Les douches chaudes sont tentantes en hiver, mais elles privent la peau de la couche protectrice dont elle a tant besoin. Portez des vêtements en coton ou en bambou à même la peau, surtout la nuit.
En été, les priorités changent. Après la baignade, rincez-vous immédiatement à l’eau tiède, puis appliquez votre crème réparatrice. Portez des vêtements légers qui évacuent la transpiration au lieu de la retenir. Et évitez les parfums et les crèmes solaires contenant des filtres chimiques agressifs si vous savez qu’ils irritent votre peau.
La chose la plus bénéfique que vous puissiez faire, quelle que soit la saison, est de soutenir activement votre microbiome. La crème réparatrice probiotique YUN ATO contient des lactobacilles vivants qui aident à rétablir l’équilibre du microbiome, quelles que soient les conditions météorologiques extérieures.
Votre peau a une mémoire
Beaucoup de gens ignorent que le microbiome suit un certain rythme saisonnier. Tout comme les plantes et les animaux s’adaptent aux saisons, le microbiome cutané s’adapte lui aussi. Sur une peau saine, cette adaptation se fait en douceur. Sur une peau atteinte de dermatite atopique, cette flexibilité est réduite.
Plus vous soutenez le microbiome de manière régulière, mieux la peau apprend à s’adapter aux changements de saison. Non pas en les ignorant, mais en y faisant face avec davantage de résilience.
Cela ne signifie pas que vous aurez une peau parfaite quelles que soient les conditions météorologiques. Mais c’est une approche bien plus réaliste et durable que de changer de crème à chaque changement de saison et d’espérer que tout se passe pour le mieux.









